Apple nie avoir refusé la validation de Google Voice

Le 25 août 2009

appleinclinedroiteIl y a quelques semaines, nous avions attiré votre attention sur le courrier envoyé par la FCC (autorité de régulation des télécoms US) sommant Apple de s’expliquer sur sa politique de validation des applications, avant mise en ligne sur l’App Store, (cliquez ici pour retrouver l’article) suite, notamment, au rejet de l’application « Google Voice ».

Apple, qui avait jusqu’au 21 août pour répondre, a renvoyé à la FCC un courrier, dont le contenu est le suivant :

Tout d’abord, Apple affirme n’avoir, en aucun cas, refusé la validation de l’application de Google, mais juste être, encore, en train d’étudier l’opportunité, ou non, de sa validation.

En effet, d’après la firme de Cupertino, l’application de VoIP soumise par Google modifie l’interface utilisateur de son terminal pour tout ce qui est appel téléphonique, SMS et répondeur, pour la remplacer par une interface propre à l’application. De plus, « Google Voice » récupérerait, automatiquement, l’ensemble des messages contenus dans le répondeur, l’ensemble des SMS, mais aussi des contacts de l’iPhone, pour les stocker sur ses propres serveurs.

Apple, voulant s’assurer que ces changements n’altéreront pas le fonctionnement de son terminal et considérant n’avoir aucune garantie sur l’utilisation des données « récupérées » par Google, préfère continuer à tester l’application avant validation définitive.

Pour certains, les justifications données par Apple dans sa réponse à la FCC, ne veulent absolument rien dire, et Apple cherche juste à gagner du temps. C’est le cas notamment d’un certain nombre de développeurs, qui avaient également, soumis pour validation des applications de VoIP et qui s’étaient vus refuser l’accès à l’App Store.

AT&T, distributeur exclusif de l’iPhone aux US, avait également était interrogé par la FCC, sur son rôle dans le processus de validation des applications.

Dans sa réponse, l’opérateur a affirmé n’avoir aucun rôle dans le processus de validation, même s’il reconnaît avoir des discussions, d’ordre général, avec la firme à la pomme, sur les moyens d’optimiser les critères de validation ou non des applications, dans le but de minimiser les problèmes de saturation de leur réseau !

Pour quelqu’un qui n’a aucun rôle dans le process de validation c’est étrange. Mais ce n’est pas tout, Apple et AT&T ont reconnu que le contrat qui les lie, interdisait à Apple, toute validation d’application de VoIP, sans l’accord préalable d’AT&T. Là encore, la justification avancée est la saturation du réseau d’AT&T, par certaines applications, qui pourrait causer des dysfonctionnements pour ses abonnés.

Ce qui expliquerait semble t-il, que l’application de Skype aurait été validée sans problème, dans la mesure où elle ne fonctionne que sur des hot-spots Wi-Fi, contrairement à « Google Voice » qui fonctionne aussi sur le réseau de l’opérateur.

On peut aussi imaginer que des considérations économiques viennent s’ajouter à la réflexion d’AT&T. En effet, si ses abonnés passent leur temps à passer des coups de fils via la VoIP, les revenus liés à la voix, risquent de fondre comme neige au soleil.

Voilà donc un début de réponse, intéressant, mais confus, et qui ne nous éclaire en rien sur le processus de validation des applications par Apple. Pourquoi, comment, les délais, la possibilité de faire appel, combien d’applications sont refusées, pourcentage de celles qui sont acceptées… Encore de nombreuses questions restées en suspend auxquelles il serait pourtant très utile de répondre.

Espérons que la FCC ne lâchera pas prise, pour notre bien être à tous dans le merveilleux monde d’Apple…